• Le système éducatif

    Bonjour à tous et à toutes, me revoici (en retard ~) pour le Japon du jour.

    Cette fois, nous allons parler du système scolaire japonais (bah oui, c'est bientôt la rentrée pour nous, alors autant parler de ça).

    Mais si on ne l'aurait pas pensé, il est très proche de celui français: il y a l'enseignement primaire, le collège et le lycée.

     

     

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    Le primaire (shogakko) chez eux, débute à l'âge de 6 ans et se termine à 11 ans (6 ans). Le collège (Chugakko), se déroule entre 12 et et 15 ans (3 ans) et le lycée (koko) de 16 à 18 (3 ans). La majorité des écoles sont mixtes et le port de l'uniforme reste obligatoire pour la plupart des écoles et lycée, mais cela diminue de plus en plus.

    Au Japon, la semaine scolaire comporte cinq jour et une demi journée. Ils ont 210 jours de cours dans l'année, et en plus dans certaines écoles, une trentaine de jours d'activité sportive, de festival ou d'éducation hors cursus (voyage). Jusqu'à l'université, les élèves n'ont pas d'orientation à choisir. Beaucoup de lycéens prennent des cours du soir (juku) car l'entrée à l'université est très ellitiste. Les élèves travaillent dur depuis la maternelle (d'ailleurs certaines prennent sur concours (adapté à l'âge de l'enfant bien sûr)).

    Contrairement en France, le lycée ne se termine pas par un examen mais par le "test du Centre National des admissions à l'université" (Daigaku Nyugakusha Senbatsu Saigaku Nyushi Senta Shiken, ou simplement Senta Shiken, ou Senta tout court). C'est un concours national géré par une institution administrative indépendante rattachée au ministère de l'Education, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie (c'est eux qui s'occupent de l'Education Nationale au Japon). Il sert de base aux Universités, publiques ou privées, pour le recrutement des élèves.

    Une année est découpé en trois saisons (en rapport avec les saisons). La décomposition classique est : de début Avril à mi-Juillet.  Début Septembre à fin Décembre et début Janvier à début Mars.

    Les élèves japonais choisissent de faire le concours du lycée ou de l'université de leur choix suivant leur niveau, avant l'entrée en université, les étudiants choisissent leur cursus entre sciences humains (littérature, histoire) ou les sciences (physique, mathématiques...)

    A partir d'Octobre 2003, les enseignants sont obligés de chanter avec leur élèves le Kimigayo (l'hymne national) face au Hinomaru (drapeau)

    Au Japon, ils sont plus axés sur les QCM (question à choix multiple) que les contrôles.

    Au niveau de l'enseignement supérieur, on peut rencontrer les écoles spécialisées (senmongakko) qui fournissent une formation efficace en 2 ans, et les universités (daigaku), qui sont plus généralistes et le premier diplome n'est obtenu qu'au bout de 4 ans.

    La plupart des élèves décident d'aller en prépa avant d'aller à l'université, mais cela n'est pas obligatoire, certains étudiants arrivent à y entrer de suite après le lycée. L'entrée dans une université japonais est dite difficile, mais y sortir diplomé est au contraire facile. Une fois dans l'université, le rythme est moins soutenue qu'au lycée ou en prépa. Une fois sortie de l'université, les étudiants recherchent un travail de façon groupée.

    Voici les trois niveaux à l'université:

    La licence (Gakushi) : dure 4 ans

    Le master (anciennement maîtrise) (Shushi) : dure 2 ans

    Le doctora (hakase/hakushi) : dure 3 ans

     

     

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    Il y a les universités nationales (kokuritsu), les plus réputées et prestigieuses, les plus célèbres sont l'université de Tokyo (Tokyo Daigaku ou Todai) et l'université de Kyoto (Kyoto Daikagu ou Kyodai)

    Puis les universités privées (shiritsu), les plus nombreuses et à tous les niveaux. Les plus prestigieuses peuvent rivaliser avec les universités nationales (la majorité des politiciens japonais sont issus des plus grandes universités privées) comme l'université Keio (Keio  Gijuku Daikagu), dans le sud de Tokyo, et l'université Waseda (Waseda Daigaku) au centre de Tokyo

    Et enfin les universités publiques (Koritsu). Même si les universités nationales, lorsqu'il s'agit d'université publique, elles sont généralement exclues. Elles ont une réputation supérieure à la moyenne des universités privées. Voici deux d'entres elles:

    L'université métropolitaine de Tokyo (Tokyo Toritsu Daigaku, ou Toritsu), célèbre pour sa faculté d'architecture.

    L'université de la ville de Yokohama (Yokohama Shiritsu Daigaku), référence nationale pour la médecine

     

    Donc comme on peut bien le remarquer, le Japon est très élitistes (qui ne se serait pas douter?) Il faut chercher à aller dans la meilleure école pour au final attérir dans la meilleure société. C'est en voulant arriver dans le meilleur que beaucoup de japonais prennent des cours du soir pour augmenter leur niveau. De plus ça permet de rassurer les parents de savoir qu'ils font ce qu'il faut pour leurs enfants.

    Lors du passage à une école supérieure, l'élève peut en choisir trois: l'école dans laquelle il voudrait rentrer, celle ayant donc le meilleurs niveau, une autre avec un niveau plus faible, et une faible. Les écoles moyennes voient la plupart des meilleurs éléments potentiels partirent pour une école prestigieuse avant la rentrée, ont donc adopté un principe: elles choisissent des dates de confirmation d'inscription avant la publication des résultats des écoles prestigieuses. Les parents sont donc obligés d'inscrire leur enfant dans cette école, même s'ils espèrent qu'il n'y finira pas. Si l'enfant arrive de s'intégrer à mieux, il pourra se désinscrire, mais tout ou une partie des frais engagés (qui sont assez élevés) restera à cette école), qui bénéficie donc de moyens substantiels par rapport à ses effectifs. Ca représente un sacrifice financier très important pour les familles qui doivent payer tous les trois ou quatre ans, deux ans de scolarités pour assurer le meilleurs avenir possible pour leur enfant.

    L'éducation japonaise est axée sur la hierarchie, le respect de ses ainés (sempai) par les cadet (kohai). De plus l'étudiant japonais apprendrait moins à questionner le monde qui l'entoure qu'à obéir, et à se fondre dans la communauté.

     

    Toutefois, le système de l'éducation japonais a été dénoncé pour certaines choses : l'épuisement des étudiants japonais qui peuvent entraîner la "maladie des diplômes" (Gakurekibyo) et au hikikomori (adolescents ou jeunes adultes restant cloitrés chez eux, plus précisément dans leur chambre sortant juste pour satisfaire les besoins corporels). Il a été relevé aussi des cas d'inceste entre la mère (au foyer, kyoiku mama) et le fils pour décharger les pulsions sexuelles et permettre à l'enfant de se concentrer dans ses études. Les écoliers japonais apprennent moins à penser qu'à mémoriser, ce qui expliquent leurs bons résultats en mathématiques, ce qui ne prépare pas la société japonaise à ce qui va arriver : une ère de l'information où la créativité sera la composante principale recherchée. Enfin, beaucoup d'enseignants ont eut des relations sexuels ou ont attouchés des mineurs, consentis ou non.


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